Archipels - 2026Singularités à contrecourant

Six genres, six histoires. Et au cœur de chacune, la même énigme : que reste-t-il quand tout est uniforme ?

R. Nicolas V.

Disclaimer

Bienvenue dans cet Archipel.

Tu es là probablement par hasard. Un lien, une recommandation, ou cette curiosité un peu vague qui fait qu'on clique sur des trucs sans savoir où on va tomber.

Je vais t'aider à décider si tu restes. Sans marketing. Sans pub. Juste la vérité.

Donc : Pas de "page-turner haletant". Pas de "thriller qui vous tient en haleine"..


1. Les mots

Il y a des mots tout juste sortis de mon encyclopédie. Parfois beaucoup.

Palingénésie. Bilexicalisation. Nomocratie. Asabiyya.

Ce ne sont pas des noms de médicaments. Ce sont des mots rares, ce sont en fait des concepts. Je les aime parce qu'ils disent exactement ce que je veux dire, d'un seul coup, sans avoir à faire dix phrases. J'ai tenu à leur donner une place plus importante qu'à l'histoire elle-même. En tout cas je les utilise et je les martèle.

On n'est donc pas dans la grande littérature, mais dans le roman de gare avec une touche d'érudition. Si cela paraît prétentieux parfois, c'est juste parce que ça l'est. Tant pis, j'assume! (Essaie de caser "Nomocratie" dans une phrase, tu m'en diras des nouvelles..)


2. Les personnages

Dis-toi qu'ils n'existent que pour que l'histoire puisse se raconter. Pense à un scénario Netflix, c'est du même genre. Ils parlent beaucoup. Trop, peut-être. Mais ils sont juste ce qu'ils sont : des personnages qui servent à raconter une histoire. Pour qu'on la lise sans trop y penser, comme on binge-watche des détectives et autres agents secrets.

(Pour être tout à fait honnête, ils savent qu'ils sont dans un livre et qu'ils doivent aider le lecteur à rester attentif à ce qu'il se passe, parceque des fois on se laisse distraire par le chat, un bébé qui pleure, un contrôleur de train ou bien une hôtesse de l'air)


3. L'action

Dans l'un j'ai inventé (il me semble) le "western académique". Dans l'autre je me suis demandé qui était Agilulfe avant d'exister en tant qu'armure vide... tout un concept. Et voilà le résultat. Mais c'est sans prétention.

Dans certains livres, il ne se "passe rien".

Les Cendres du Grand Soir, c'est deux types qui débattent jusqu'à l'usure sur un forum pendant quinze jours (pour de vrai). J'en ai eu tellement marre que j'en ai fait un roman !

Bref, ce ne sont pas des thrillers haletants. Mais ce n'est pas non plus du Chomsky.


4. Pourquoi lire ça ?

Franchement ? Aucune idée.

J'ai sans doute écrit en égoïste, peut-être pour me distraire.

Et si après tout ça tu détestes, c'est très bien aussi. Au moins, tu sais pourquoi.

Bienvenue, donc, dans cet Archipel où j'ai essayé de faire vivre des concepts au travers de petits romans.. un exercice solipsiste, pour clarifier mes propres idées. Au final, c'est un journal de bord intellectuel déguisé en fiction, quoique presque autobiographique.

A lire ou ne pas lire

— Romain (qui persiste à signer, au cas où)

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Influences

  • • Italo Calvino
  • • Maurice Dantec
  • • Umberto Eco
  • • Dino Buzzati
  • • Jorge Luis Borges
  • • Corto Maltese (Hugo Pratt)
  • • Éditions Marabout